Parallèles

Juste un blog en parallèle

Tiens…

Publié par Parallèles le 13 janvier 2010

…une demande d’approbation de commentaire vient de me rappeler que j’avais ce blog. Et de m’obliger à me rendre compte que ça fait maintenant trois ans que les emmerdes ordinaires d’une destinée somme toute banale ont laminé mon intérêt pour le monde des autres et ce qui s’y passe. Faut-il y retourner aujourd’hui? Plus de 100,000 morts dans un tremblement de terre à Haiti? Qu’est-ce que je peux bien avoir à dire, à discuter? Je vais me relire un bout de Candide.

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Séparation de l’Eglise et de l’Etat, on y travaille encore aux Etats-Unis…

Publié par Parallèles le 19 décembre 2006

Il faut que je relaye un truc qui m’a carrément scié, publié aujourd’hui dans le New York Times.

Je résume. David Paszkiewicz est prof d’histoire au lycée depuis 14 ans. Au programme de son cours pour l’équivalent de notre classe de seconde ce semestre, l’histoire de la constitution américaine. Jusque là, tout est normal. Très vite cependant, un élève, Matthew LaClair (16 ans) s’inquiète de certains propos du professeur. Je vous en fais un résumé depuis l’article du NYT: la théorie de l’évolution et du Big Bang ne sont pas scientifiques, il y avait des dinosaures embarqués sur l’arche de Noé, seuls les chrétiens auront une place au paradis, rejeter le Christ est la garantie absolue d’une place en enfer. LaClair fait quelques enregistrements audio en classe, les transmet à la direction du lycée en portant plainte contre son prof.

Bon.

Certes, c’est du costaud et je ne doute pas qu’il y ait déjà des lecteurs français qui seront déjà sciés à ce stade. Cependant, il ne serait pas le premier prof à transformer son cours en prêche, et malheureusement l’intérêt de l’histoire n’est pas là. Non, la surprise vient d’ailleurs et elle est double.

1) Comme le précise l’article, on est pas dans la "Bible Belt", mais à Kerney dans le New Jersey, à quelques kilomètres de Manhattan. Ca c’est la première nouvelle: c’est comme la gangrène et ça commence à remonter. Le bas est tout pourri et le haut commence à suinter sévère. Personnellement, je suis pour l’amputation avant que ça commence à devenir franchement nauséabond un peu trop près.

2) Et là c’est le vrai choc: l’amputation va pas être facile. De loin le plus aberrant dans cette histoire ce sont les réactions à la plainte de Matthew LaClair. L’article nous informe en effet que la très grande majorité des élèves ont pris fait et cause pour leur prof, on (notamment le remplaçant temporaire de Paszkiewicz…) reproche à LaClair d’avoir enfreint le premier amendement en portant atteinte à la liberté d’opinion religieuse de son prof, le renvoi de LaClair du lycée a été demandé sur le site officiel de la ville, la direction du lycée estime que Paszkiewicz "est un excellent enseignant", une enquête a été ouverte qui résultera peut-être en une notation (peut-être un blâme, voire une réprimande! on dirait Coluche sur la police…). N’en jetez plus! Ah ben si: le pompon, je crois que c’est la menace de mort reçue par LaClair…

Pas trop rassurant pour moi, à moins d’un mois de commencer un cours complètement polémique sur les théories du complot de la Peste noire au 11 septembre… Je devrais me retrouver dans un contexte quand même plus ouvert intellectuellement, mais va quand même falloir se méfier plus qu’avant.

D’un autre côté, ça donne encore plus de sens à l’enseignement: la tâche qui est devant tout prof, avancer des arguments, des preuves, démontrer le fonctionnement et le bien fondé des méthodes scientifiques, convaincre, ouvrir les esprits dans la génération qui arrive, tout cela est en toute circonstance d’une grande importance, mais cela devient un enjeu particulièrement lourd, aujourd’hui et dans ce pays.

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Vieux ressorts rouillés

Publié par Parallèles le 10 décembre 2006

Mme Royal voudrait nous faire croire qu’elle se situerait en dehors des appareils, mais son tout récent accord électoral avec Jean-Pierre Chevènement apporte une nouvelle preuve de son appartenance pleine et entière à un système qu’elle nous présente pourtant comme révolu. Cet accord démontre en effet qu’elle sait parfaitement utiliser les ressorts les plus rouillés de ces vieilles machineries politiques, avec une maîtrise qui dénote une grande familiarité avec le système de la politique à papa (Jacques ou François): je te donne dix circonscriptions, tu retires ta candidature. C’est sympa pour les acteurs de la "démocratie participative", c’est-à-dire les électeurs des circonscriptions en question qui, ballotés par le marchandage entre la dame aux caméras et et le revenant jacobin, trouveront là l’occasion d’entrevoir à quel point leur avis peut intéresser la candidate socialiste dans la pratique. Oubliez la gazelle, c’est bien une éléphante que nous avons là.

Etant données ses perspectives d’une plausible présence au second tour (je n’ai pas dit probable), Mme Royal peut au moins avoir l’excuse du pragmatisme, ce qui n’est pas le cas de la gauche antilibérale. Car de ce côté là aussi, on veut nous faire croire au renouveau, à la rupture politique alors qu’on nous ressert de la soupe froide. "Unitaire," c’est le mot poudre-aux-yeux de la gauche de la gauche: unitaire par ci, unitaire par là, et quand il faut s’arrêter sur un candidat, les divisions groupusculaires éclatent au grand jour et des nuances politiques infinitésimales coupent court au grand élan solidaire. Les subtilités de ces divisions militantes échappent à la très grande majorité des électeurs qui ne verra donc là, et à juste titre, que de la politique politicienne en action. C’est désolant mais aussi particulièrement ridicule quand cela se passe en dehors d’un "parti de gouvernement," c’est-à-dire quand l’exercice effectif du pouvoir n’est même pas un enjeu réel…

Tout cela laisse à penser que le "faire de la politique autrement" qu’on essaye de nous vendre n’est bien que du foutage de gueule à l’ancienne. A ce rythme là, on va droit dans le mur du 2e tour façon 2002 (c’est pour ça que j’ai dit plausible et pas probable…). Plus ça va, et plus j’espère que ces voix perdues ne se reporteront pas plus à droite que sur Bayrou…

Note aux blogueurs de droite qui voudraient récupérer/citer ce billet: la gauche dans son ensemble (je suis gentil, j’inclue Mme Royal) m’a mis de mauvaise humeur aujourd’hui et c’est pour cela qu’abandonnant à cette occasion ma bonhommie naturelle je me permettrais de vous dire que je vous conchie.

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L’analyse de Chomsky sur la guerre en Irak

Publié par Parallèles le 20 novembre 2006

Dans ma série "tous les Américains ne sont pas des cons" je me devais de faire suivre cette vidéo de Chomsky, un Américain qui est probablement le plus fin critique de l’Amérique, en tout cas de celle de Bush. Chomsky revient ici sur la façon dont Bush a manipulé les peuple américain pour entrer en guerre contre l’Irak, comment en détruisant partout la démocratie il est en train d’aider Bin Laden à "gagner" cette guerre, comment cette guerre est aussi en passe de transformer Saddam Hussein en héros et pousse le monde arabe vers le radicalisme religieux. A regarder pas religieusement (ça ferait pas plaisir à Chomsky…) mais avec beaucoup d’attention:

"Seen from outer space it might seem that George Bush has been embedded in the White House as an agent of Bin Laden."

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Soyez patriote: n’oubliez pas votre carte de bibliothèque

Publié par Parallèles le 16 novembre 2006

Le "Patriot Act" en action. Cet étudiant à UCLA refuse de montrer sa carte d’étudiant à l’entrée d’une des bibliothèques de l’université, résultat: il reçoit au total 5 électrochocs par "taser" (vous savez, ces jolis pistolets électriques que Sarkozy adore). La seule chose rassurante dans tout ça est que d’autres étudiants se lèvent et protestent, demandent leur numéro aux policiers, même s’il n’arrivent pas à leur enlever l’étudiant des mains. Notez d’ailleurs vers la fin ce que dit un des policiers à l’un d’entre eux: "Now go away or you’ll get tasered too!" Notez aussi que l’étudiant reçoit des électrochocs parce qu’il "refuse" de se lever. Quand on sait que l’électrochoc paralyse les muscles…

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Médor Soubirou

Publié par Parallèles le 15 novembre 2006

Je sais que l’image a déjà fait le top de digg.com aujourd’hui, mais mon devoir de bon catholique (mwarf!) m’impose de participer à répandre la bonne nouvelle: Jésus est apparu sur un postérieur canin:

Médor Soubirou

Est-ce pour cela que les chiens se reniflent le cul depuis la nuit des temps? Ne s’agirait-il en fait que d’âmes égarées à la recherche du sauveur? Que de questions auxquelles le Vatican va devoir répondre…

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Bolton out

Publié par Parallèles le 10 novembre 2006

John Bolton

Une autre bonne nouvelle après l’éjection de Rumsfeld: suite au changement de majorité au Sénat, les chances de John Bolton de se voir confirmer comme ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU sont maintenant proches de zéro. Il ne faut pas se voiler la face, Bush trouvera un autre bushiste pour le remplacer, mais s’il veut avoir une chance d’obtenir une confirmation il faudra trouver beaucoup beaucoup mieux que cette raclure de Bolton…

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Campagne politique à la TV U.S. : on a touché le fond

Publié par Parallèles le 1 novembre 2006

Pour ceux qui s’inquiètent de l’abaissement du niveau des campagnes politiques en France, jetez un oeil à cette pub produite pour Vernon Robinson, candidat républicain pour représenter la Caroline du Nord au Congrès:

C’est tellement bas que j’ai même du mal à le prendre au sérieux…

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[Réponse] Philippe Val, Intellectuel De Médias

Publié par Parallèles le 28 octobre 2006

[Post en réponse à un article de Sébastien Fontenelle que je féliciterais pour son blog si seulement il avait des trackbacks]

Pour que les choses soient claires d’entrée: je n’aime ni Val, ni Revel, ni Bruckner, ni BHL. Maintenant que ce point d’importance est réglé (en tout cas pour moi), passons aux choses moins sérieuses.

Je suis d’accord que la phrase de Val n’a certainement rien de nouveau et que le mot de "racisme" est plus que très mal choisi. Je ne sais pas si tu as des comptes à régler avec Val (mais vu le vitriol déversé ici, je dirais oui) et je suis tout à fait d’accord pour que tu les règles. En fait, même si je n’étais pas d’accord ça ne changerait pas grand chose vu que tu es ici chez toi et que tu y fais ce que tu veux. Mais bon, je commence déjà à faire du hors-sujet, alors passons vite.

Je me permettrai quand même quelques remarques. Tout d’abord, il est difficile de te suivre lorsque tu dis que "Bruckner et Val disent rigoureusement la même chose." C’est faux, en tout cas au vu des phrases que tu cites ici. Bruckner est plongé bien plus profond dans l’ineptie en laissant entendre que l’extrême gauche française d’aujourd’hui préfèrerait encore le nazisme au libérateur américain. Peut-être que le fond de la pensée de Val est identique, mais tu devrais alors le démontrer en analysant son propos. Ce qui est difficile avec une seule phrase. Je dis pas ça pour te reprocher d’avoir fait des coupes mais parce que je peux pas acheter Charlie Hebdo pour vérifier moi-même que c’est bien le fond de la pensée de l’accusé. Si tu citais un peu plus de l’article pour le critiquer et l’identifier à Bruckner, tu me rendrais ainsi un double service.

Ensuite, comme je l’ai déjà dit plus haut, le terme de "racisme" est effectivement extrêmement mal choisi et "xénophobie" vaut à peine mieux. On ne peut pas pour autant se voiler la face et dénier qu’il y a bien un fond d’anti-américanisme assez fort et assez spécifique à la France, de même qu’à l’inverse on trouve aux Etats-Unis un sentiment anti-français assez répandu et qui a ses caractéristiques et son histoire propres. (Au passage, peut-être que tu voudras éviter d’utiliser le terme "yankee" (équivalent de boche, rital, rosbif, polac, ruskoff pour d’autres pays) qui s’il n’est pas franchement raciste décrédibilise quand même un peu ton propos ici de façon assez ironique).

Ce qui est assez paradoxal pour moi en lisant ton article, c’est que c’est justement dans les médias que je vois le plus souvent ce fond d’anti-américanisme, ou plutôt des tentatives pour l’exploiter. Pour être juste, ça n’est pas chez les "intellectuels des médias" comme tu les appelles, mais plutôt dans les médias "populaires", et en particulier dans les JTs. As-tu déjà remarqué le talent avec lequel, lorsqu’il s’agit de représenter l’opinion américaine sur telle ou telle question d’actualité, l’envoyé spécial arrive le plus souvent à trouver un taré, de préférence du midwest et avec une casquette, qui profèrera devant la caméra française les aberrations les plus ridicules (attaquons la Corée du Nord à l’arme nucléaire! Yeah!). Il n’est pas très difficile de comprendre qu’il s’agit-là de brosser le téléspectateur dans le sens du poil, de flatter son égo. En d’autres termes, il s’agit d’utiliser ce soit-disant "américain moyen" comme d’un tremplin pour propulser le niveau d’analyse et la finesse de lecture du téléspectateur français vers des hauteurs inespérées. Et en fin de compte, dans un pays comme dans l’autre (car le sentiment anti-français n’a pas d’autre fonction aux Etats-Unis) il s’agit de réifier ses propres prétentions à l’universalisme en disqualifiant le seul autre compétiteur de la planète en la matière.
Le monde est en effet complexe, et les Etats-Unis sont un pays plus complexe que 300 millions de rednecks contre Michael Moore. Mais c’est cependant cette représentation des Etats-Unis qu’une bonne partie des médias cherche à véhiculer et à conforter. C’est un jeu dangereux parce qu’il contribue à creuser les antagonismes et en fin de compte semble donner raison, à l’intérieur des Etats-Unis, aux néo-cons qui cherchent à convaincre qu’une bonne partie du reste de la terre hais ou méprise le pays et complote pour l’attaquer. Tu pourras toujours rétorquer qu’on se fout bien de donner raison aux neo-cons à l’intérieur des Etats-Unis et que c’est le problème des Américains qui n’ont que ce qu’ils méritent, mais à la vue de l’ampleur des dégats que les neo-cons ont déjà réussi à infliger au reste du monde je dirais qu’il serait assez irresponsable de continuer à apporter de l’eau à leur moulin électoral.

Au sujet des neo-cons justement. Tu pourrais légitimement parler ici de très-cons, ça je veux bien, mais avec "néo-cons français" je crois que tu commets une erreur. Ce n’est pas un reproche car il te faudrait avoir le loisir (et l’envie) de vivre aux Etats-Unis ou du moins de pouvoir t’intéresser de plus près à l’actualité politique américaine récente pour te rendre compte que "néo-cons français" est presque une contradiction dans les termes. Il peut bien y avoir des partisans français de la politique étrangère de l’administration américaine actuelle, mais je crois que ceux-là auraient assez de mal à les suivre sur l’ensemble du programme. Ceux qui en France soutiendraient justement ce versant intérieur du programme neo-cons, notamment dans ses aspects religieux et dans son attaque en règle des libertés civiles, seraient les mêmes qui se retrouveraient opposés à la politique étrangère américaine de ces dernières années (pas de confusion: je pense bien sûr ici à l’anti-impérialisme tendance extrême-droite). Le programme dans son ensemble ne fait sens que dans son contexte américain, même s’il peut y avoir des affinités internationales sur tel ou tel point. Ce qui d’ailleurs n’excuse en rien ceux que tu appelles quand même "neo-cons français" de se poser en soutiens d’une politique détestable…

Mais sur le fond, nous sommes bien d’accord: il faut bien faire la distinction entre anti-impérialisme et anti-américanisme. Ne serait-ce que pour des raisons pragmatiques, les anti-impérialistes se tireraient une balle dans le pied en s’aliénant les citoyens américains : la meilleure chance de mettre un frein sinon un terme à la politique américaine actuelle est dans les mains du peuple américain. Le plus gros noyau des anti-neo-cons se trouve quand même au pays des neo-cons, il faudrait voir à ne pas l’oublier en dépit de la façon dont les médias (américains mais pas seulement) cherchent à les occulter.

Pour finir, je ne vois pas de trackback sur ton blog, ça n’est pas bien, tu me feras deux heures de colle.

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Marie Antoinette, Yankee Bushiste à la cour du roi Louis

Publié par Parallèles le 27 octobre 2006

Je n’en ferai pas mystère: j’aime bien Coppola mais je n’aime pas (euphémisme) ce film. Cependant, une critique parue cette semaine dans le New York Times (le film vient juste de sortir aux Etats-Unis) rachète un peu le film, d’une façon inattendue et peut-être involontaire de la part de Sofia Coppola.

Dans la série "tous les américains ne sont pas des cons," je vous traduis la fin de cet article de Caroline Weber:

Nous savons vers quel destin la consommation effrénée et le privilège immodéré menèrent Marie-Antoinette. Cependant, Mlle Coppola a choisi d’interrompre son film quelques années avant la révolte sanglante qui fit chuter son trône (et sa tête).

De façon assez étrange, c’est précisément ce refus de traiter la question, ce manque de profondeur — que les détracteurs du film ont eu raison de critiquer — qui donne à la mièvrerie du regard cinématographique de Mlle Coppola un mordant politique d’actualité.

En enrobant l’arrogance et l’ignorance américaine du 21e siècle dans le rafinement couleur pastel de la cour française du 18e siècle, Mlle Coppola a sans le vouloir mis en lumière la patine terne de notre propre âge doré.

Ne prêtant aucun intérêt aux questions politiques épineuses, aucune attention aux conséquences de ses actions, aucun doute au sujet de ce qu’elle croyait lui être dû, cette Marie-Antoinette incarne l’américain d’aujourd’hui dans toute sa laideur: le Yankee bushiste à la cour du roi Louis.

Et comme la royale malade du shopping, dont l’insouciance légère et écervellée l’empêche de saisir tout événement déplaisant à l’extérieur de son palais, nous Américains sommes tout à notre poursuite des plaisirs, alors même qu’un monde plus vaste et plus effrayant réclame à grand cri notre attention.

Mais pourquoi s’inquiéter? La Marie Antoinette de Mlle Coppola, confortablement installée dans sa bulle de décadence sans honte, agit comme si elle gouvernait le monde alors même qu’elle est en train de le détruire. Suivant son exemple on ne peut plus américain, pourquoi ne pas nous estimer en droit de nous faire servir notre gâteau, et le manger?

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